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Stephen King nous entraîne dans une aventure de science-fiction king-size dans laquelle une déchirure du continuum temps, une sorte de terrier, permet de modifier le passé dès 1958 pour créer un avenir plus radieux, bref un temps présent idyllique... Seulement le voyageur temporel comprendra que le passé ne se laisse pas faire, qu'il s'harmonise pour au bout du compte ne pas se laisser imposer par la force le new deal du voyageur. Ce voyageur bien imprudent, aura pour mission de sauver la vie de Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963. Y arrivera-t-il ou non? Quel qu'en soit le résultat, ce voyageur sacrifiera une part de sa vie ..., car le voyage dans le temps est un instrument à plusieurs cordes dont certaines laissent de gros résidus.

Dans ma jeunesse, j'ai lu une nouvelle de S.-F. semblable à celle-ci où le voyageur temporel, en posant le pied pour la première fois sur le sol inviolé de la Terre aux prémices de la Vie, modifiera la vie de ses contemporains de manière grotesque, car son premier pas en écrasant le sol a modifié la structure cellulaire des micros-organismes vivants. Ce qu'on appelle aujourd'hui l'effet papillon.

Stephen KIng, 22/11/63, Le Livre de poche, 1044 p, 9,90 €

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Published by Christophe DOSTA - - SF

Le Livre de Poche a pris l'heureuse initiative de demander à des intellectuels, des journalistes, écrivains de rédiger chacun un article sur la liberté d'expression, et de reprendre des textes d'auteurs classiques. Soixante textes composent l'ouvrage. Au-delà de la qualité certaine de ces personnes, je dois reconnaître que seul le texte de Voltaire publié dans le Traité sur l'intolérance en 1763 a retenu mon attention. Je cite : "Le droit humain ne peut être fondé en aucun cas que sur ce droit de nature; et le grand principe est, dans toute la terre : 'Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît'. Or on ne voit pas comment, un homme, suivant ce principe, pourrait dire à un autre : 'Crois ce que je crois, et ce que tu ne peux croire, ou tu périras'... On se contente à présent, dans quelques autres pays de dire : 'Crois ou je t'abhorre ; crois, ou je te ferai tout le mal que je pourrai ; monstre, tu n'as pas ma religion, tu n'as donc point de religion : il faut que tu sois en horreur à tes voisins, à ta ville, à ta province'...Le droit de l'intolérance est donc absurde et barbare : c'est le droit des tigres, et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes."

Tout est dit.

60 écrivains unis pour la liberté d'expression, Nous sommes Charlie, éd Le livre de poche, 5 €

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Published by Christophe DOSTA - - Presse

J'ai beaucoup d'admiration pour Olivier Bellamy qui anime tous les soirs sur Radio Classique une rubrique intitulée Passion classique lui permettant d'inviter des artistes, des professeurs autour de leur passion pour la musique, toutes les musiques. Ces "petites madeleines" sont toujours savoureuses et souvent surprenantes. Olivier a publié un Dictionnaire amoureux du piano où il exprime sa fascination pour le roi des instruments. L'auteur est né à Marseille et moi à Béziers, deux villes qui font grimper les audimats des journaux télé pour diverses raisons et pas les meilleures. Je suis heureux qu'il mentionne dans son ouvrage deux natifs de Béziers que sont Yves Nat et Jean-Bernard Pommier. Yves Nat, un colosse aux pieds de Titan, aux mains de charpentier, aux doigts énormes, reçu à onze ans au Conservatoire de Paris ! Il épousera la fille d'un lord écossais et se retirera des concerts, des galas, des tournées internationales en pleine gloire à 45 ans pour diriger une classe de piano au CNSM de Paris. Il fustigera les collègues ne respectant pas les partitions, ceux qui fabriquent des pianistes stéréotypés. Il dira: "L'oeuvre n'est pas à la disposition de l'exécutant. L'oeuvre dit je, et le pianiste doit se borner à imiter exactement et d'un seul élan du cœur la signature de l'oeuvre" Malheureusement, comme Chopin, il a vécu toute sa vie d'artiste bouffé par le trac.

Enfin, Jean-Bernard Pommier, élève de Yves Nat, peu connu en France, mais très apprécié à l'étranger, notamment en Russie, fut le plus jeune finaliste du concours Tchaikovski en 1962. C'est un homme courtois, réservé, mais qui s'exprime notamment avec autorité et sensibilité dans les 32 sonates de Beethoven, qu'il a enregistrées intégralement dès 1991 dans l'abbaye de Fontfroide. Ce lieu à l'acoustique riche et naturelle est situé entre Narbonne et Béziers.

Ces deux artistes font rayonner notre ville de Béziers.

 

Olivier Bellamy, Dictionnaire amoureux du piano, éd Plon, 713 p, 24 €

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Published by Christophe DOSTA - - Dictionnaires

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