Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Articles récents

Le chat du rabbin, Le Malka des lions

18 Décembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #BD

"Donne la parole à un âne, il restera un âne". Nous retrouvons le chat dans ce deuxième tome, un chat iconoclaste, non dénué de bon sens sur l’administration de l'Etat, sur des religions si proches l'une de l'autre. Le chat perd la parole, mais il ne perd pas foi en son maître qui a pour ami proche l'imam musicien et il ne perd pas foi en sa maîtresse qui va se marier. Le chat du rabbin continue à fustiger les intolérances, les dogmes alambiqués avec beaucoup d'humour, d'élégance et de distance.

Joann Sfar, Le chat du rabbin, Le Malka des lions, éd Dargaud, 48 p., 24,00 €

 

Lire la suite

Le chat du rabbin

18 Décembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #BD

Joann Sfar décrit une allégorie centrée sur la religion, ses dogmes, ses sophismes grâce à un chat qui découvre le don de la parole. Ce vrai message de tolérance, du rôle du libre arbitre nous rappelle qu'il est bon de penser par soi-même et d'éviter la parole qui tue, c'est-à-dire celle qui se réfugie derrière la prétendue parole de Dieu.

Joann Sfar, Le chat du rabbin, La Bar-Mitsva, éd Dargaud, 48 p., 12,00 €

Lire la suite

Une écriture déchiffrée

8 Décembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Histoire

EXCLU. Un Français "craque" une écriture non déchiffrée de plus de 4000 ans, 

François Desset est parvenu à déchiffrer l’élamite linéaire, un système d’écriture utilisé en Iran il y a 4.400 ans. Dans sa version archaïque proto-élamite (dès 3300 avant J.-C.), celle-ci rejoint les deux systèmes d’écritures les plus anciens connus au monde, le proto-cunéiforme des Mésopotamiens et les hiéroglyphes égyptiens. De quoi modifier les connaissances que l’on avait jusque-là sur l’origine de l’écriture !

Elamite Linéaire
 
 

"Inscription B" en élamite linéaire retrouvée sur un galet gravé provenant de Suse, Iran, attribuée au souverain Puzur-Shushinak (2150-2100 av.J. -C), (Musée du Louvre) à gauche; "Inscription K" en élamite linéaire figurant sur un vase Gunagi en argent daté de 1900/1880 av. J.-C (Iran), à droite.

CRÉDITS: FRANÇOIS DESSET / SYLVIANE SAVATIER POUR SCIENCES ET AVENIR

L’annonce – très rare - a dû réjouir les mânes de l’abbé Barthélémy, de Sylvestre de Sacy ou encore de Champollion. L’archéologue français François Desset, du Laboratoire Archéorient à Lyon, a annoncé le 27 novembre 2020 qu’il avait réussi à déchiffrer des inscriptions vieilles de 4.400 ans ! Toutes étaient rédigées en élamite linéaire, une écriture utilisée par les Elamites qui peuplaient alors l’Iran. Les érudits réunis en ligne pour prendre connaissance de cette découverte depuis le département des biens culturels de l’Universita degli Studi di Padova de Padoue (Italie), ont été enthousiastes. Voici en effet plus d'un siècle que ce système d’écriture, utilisé sur le plateau iranien dans l’ancien royaume d’Elam (actuel Iran) entre la fin du 3ème millénaire et le début du 2ème millénaire avant notre ère, échappait au déchiffrement, comme c’est encore le cas pour le linéaire A crétois ou l’écriture de la vallée de l’Indus. Entre marques d’admiration et félicitations des confrères, le Français, fraîchement débarqué de l’Université de Téhéran (Iran) où il enseigne depuis 2014, a expliqué en anglais que : "Cette écriture avait été découverte pour la première fois sur l’antique site de Suse (Iran) en 1901 et que depuis 120 ans nous n’étions pas parvenus à lire ce qui avait été inscrit il y a 4.400 ans faute d’avoir trouvé la clé". Chose désormais faite !

 
 
 

 
François Desset, archéologue au Laboratoire Archéorient (Lyon), professeur à l'Université de Téhéran (Iran), encadré par des colonnettes funéraires retrouvées dans des tombes du 3e millénaire avant J.-C, au Balouchistan iranien. ©François Desset

 

"Des systèmes d'écriture contemporains"

Les plus anciens exemples d'écriture connus à ce jour proviennent de Mésopotamie (Irak actuel) et remontent à l’Age du Bronze, vers 3300 ans avant J.-C. : il s’agit des tablettes proto-cunéiformes. Or le déchiffrement de l’élamite linéaire remet en question cette suprématie ! "Nous découvrons en effet que vers 2300 avant J.-C., un système d'écriture parallèle existait en Iran, et que sa version la plus ancienne - appelée l’écriture proto-élamite, (3300 avant J.C. - 2900 avant J.-C.) – remontait aussi loin dans le temps que les premiers textes cunéiformes mésopotamiens ! précise François Desset. Aussi, je peux aujourd’hui affirmer que l’écriture n’est pas d’abord apparue en Mésopotamie puis plus tard en Iran : ces deux systèmes, le proto-cunéiforme mésopotamien et le proto-élamite iranien, ont en fait été contemporains ! Il n’y a pas eu une écriture mère dont le proto-élamite serait la fille, il y a eu deux écritures sœurs. D’autre part, en Iran, il n’y a pas eu non plus deux systèmes d’écritures indépendantes comme les spécialistes le pensaient jusque-là, avec le proto-élamite d’un côté et l’élamite linéaire de l’autre, mais une même écriture qui a été soumise à évolution historique et a été transcrite avec des variations au cours de deux périodes distinctes." 

Ce qui change complètement la perspective sur l’apparition du système d’écriture au Proche Orient puisqu’il est désormais plus exact de dire que l’Iran a développé son propre système d’écriture "en même temps" qu’en Mésopotamie et que le plateau iranien ne devrait plus être ignoré désormais dans les reconstitutions historiques traitant des origines de l’écriture...

 
 

  
En vert, l'aire de diffusion de l'écriture élamite linéaire au 4e/3ee millénaire avant J.-C. ©François Desset

 
 

 

C’est cette forme la plus récente de l’écriture iranienne (l’élamite linéaire) que l’archéologue français a pu déchiffrer. Il s’agit, à l’heure actuelle, de quarante inscriptions provenant du sud de l’Iran, depuis l’antique ville de Suse, en passant par le Fars (avec la région de Kam Firouz et la plaine de Marv Dasht, juste à côté du célèbre site achéménide de Persépolis) puis le sud-est iranien avec Shahdad et le célèbre site de Konar Sandal / Jiroft. Contrairement au cunéiforme mésopotamien, qui est un système d’écriture mixte alliant des phonogrammes (signes transcrivant un son) à des logogrammes (signes transcrivant une chose, une idée, un mot), l’élamite linéaire présente quant à lui la particularité, unique au monde au 3ème millénaire avant J.-C., d’être une écriture purement phonétique (avec des signes notant des syllabes, des consonnes et des voyelles). Utilisée d’environ 3300 à 1900 avant J.-C., l’écriture iranienne a considérablement évolué entre ses textes les plus anciens (les tablettes Proto-Elamites) et les plus récents (les textes en élamite linéaire), avec notamment un processus "d’écrémage". Des 300 signes de départ permettant de noter les noms propres dans les tablettes proto-élamites (dont la grande majorité est conservée à l’heure actuelle au Musée du Louvre), il n’en restera que 80 à 100 par la suite en élamite linéaire, sa version la plus récente. Une centaine de signes utilisés donc en continu pendant quelque 1400 années et généralement écrits de la droite vers la gauche et du haut vers le bas. "Pour travailler, nous avons divisé la quarantaine de textes dont nous disposions en 8 corpus, en fonction des provenances et des époques. Car l’élamite linéaire a été utilisé de 2300 à 1900 avant J.-C. sous le règne de différents souverains et dynasties et dans différentes régions", poursuit l’archéologue. La plupart des textes sont des inscriptions royales assez répétitives, dédicacées à d’anciens dieux, du type : "Je suis [le nom], le grand roi de [nom], le fils de [nom du père], j’ai fait cet objet pour [nom du dieu ou d’une personne]".

Le déclic des "vases gunagi"

Pour François Desset, le "déclic" du déchiffrement s’est produit en 2017 lors de l’analyse d’un corpus de 8 textes rédigés sur des vases en argent, qualifiés de "vases gunagi", datés vers 2000-1900 avant J.-C. et venant de tombes de la région de Kam-Firouz (à l’heure actuelle conservés dans une collection privée à Londres). Comme ces vases présentaient des séquences de signes très répétitives, standardisées à vrai dire, l’archéologue a pu ainsi repérer les signes servant à noter les noms de deux souverains, Shilhaha et Ebarti II (ayant régné tous les deux vers 1950 avant J.-C.) et de la principale divinité vénérée alors dans le sud-ouest de l’Iran, Napirisha.

 
Inscription en élamite linéaire dans la partie supérieure de ce vase en argent provenant de Marv Dasht (Iran), daté du 3e millénaire avant J.-C. © François Desset

 

 

Cette première étape du déchiffrement, publiée en 2018, a abouti cette année (grâce à l’opportunité offerte par la quarantaine dans son appartement à Téhéran et la collaboration de trois autres collègues, Kambiz Tabibzadeh, Matthieu Kervran et Gian-Pietro Basello) au déchiffrement complet, qui sera publié scientifiquement en 2021*. Ainsi, à titre d’exemple, le décryptage d’un magnifique vase en argent découvert dans la région de Marv Dasht dans les années 1960 et conservé à l’heure actuelle au Musée National à Téhéran (Iran), où l'on peut désormais lire: "A la dame de Marapsha [toponyme], Shumar-asu [son nom], j’ai fait ce vase en argent. Dans le temple qui sera célèbre par mon nom, Humshat, je l’ai déposé en offrande pour toi avec bienveillance". Le résultat d’années de travail acharné. "Je travaille sur ces systèmes d’écriture depuis 2006, explique le chercheur à Sciences et Avenir. Je ne me suis pas levé un matin en me disant que j’avais déchiffré l’élamite linéaire. Cela m’a pris plus de 10 ans et je n’ai jamais été certain que je parviendrais au but."

 

L’écriture élamite linéaire note une langue particulière, l’élamite. Il s’agit d’un isolat linguistique ne pouvant être rattaché à l’heure actuelle à aucune autre famille linguistique connue, à l'exemple du basque. "Jusqu’à ce déchiffrement, tout ce qui concernait les populations occupant le Plateau iranien provenait d’écrits mésopotamiens. Ces nouvelles découvertes vont enfin nous permettre d’accéder au propre point de vue des hommes et femmes occupant un territoire qu’ils désignaient par Hatamti, alors que le terme d'Elam par lequel nous le connaissions jusque-là, ne correspond en fait qu’à un concept géographique externe, formulé par leurs voisins Mésopotamiens".

 
Cône en terre cuite comportant des inscriptions en élamite linéaire datées d'environ 2500-2300 avant J.-C. ©François Desset

Cette percée du déchiffrement à des implications importantes dans trois domaines, a poursuivi François Desset: "sur l'histoire iranienne; sur le développement de l'écriture en Iran en particulier, et au Proche-Orient en général, avec des considérations sur la continuité entre les systèmes d'écriture proto-élamite et élamite linéaire; et sur la langue hatamtite (élamite) elle-même, désormais mieux documentée dans sa forme la plus ancienne et rendue désormais accessible pour la première fois par un système d'écriture autre que le cunéiforme mésopotamien (lire encadré).

Pour Massimo Vidale, le protohistorien italien organisateur de la conférence de Padoue, dont Sciences et Avenir vient de publier les travaux sur le site d'"Hatra, la cité du Dieu-Soleil" (Irak), dans son magazine daté décembre 2020 actuellement en kiosque, François Desset est un digne successeur des grands aventuriers du déchiffrement, ajoutant: "La France, par ce nouveau décryptage, maintient sa primauté dans le "craquage" des anciens systèmes d'écritures perdus !". Quant à François Desset, il s'est déjà lancé dans le déchiffrement de l'état le plus ancien de l'écriture iranienne, les tablettes proto-élamites, pour lesquelles il considère avoir désormais ouvert une "autoroute".   

A propos du déchiffrement des anciennes écritures

Il ne faut pas confondre langue (les sons parlés) et écriture (les signes visuels). Ainsi, un même système d’écriture peut être utilisé pour noter des langues différentes. Par exemple, l’alphabet latin permet actuellement de transcrire le français, l’anglais, l’italien ainsi que le turc par exemple. De la même façon, l’écriture cunéiforme des Mésopotamiens permettait de transcrire plusieurs langues comme l’akkadien (langue sémitique), le vieux perse (langue indo-européenne) ou bien encore l’élamite et le sumérien (isolats linguistiques). Inversement, une langue peut également être transcrite par différents systèmes d’écriture comme le persan (une langue indo-européenne) qui s’écrit à l’heure actuelle aussi bien avec l’alphabet arabe en Iran (et parfois l’alphabet latin avec le surprenant phénomène du fingilish), que l’alphabet cyrillique au Tadjikistan alors qu’il a été noté par le passé avec un système cunéiforme à l’époque achéménide (ca. 520-330 avant J.-C., pour le Vieux Perse) ou l’alphabet araméen à l’époque sassanide (3ème-7ème siècle de notre ère pour le Moyen Perse). Dans le cas de la langue élamite, elle était connue jusqu’à présent uniquement à travers l’écriture cunéiforme. Avec le déchiffrement de l’écriture élamite linéaire réalisé par François Desset, nous avons désormais accès à cette langue à travers un système d’écriture probablement développé exprès pour elle et reflétant donc mieux les subtilités phonologiques de cette langue que l’écriture cunéiforme.

Lire la suite

Une pensée de Rousseau

7 Décembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Philosophie

 

 

 
 
Ayant quitté tout à fait la littérature, je ne songeai plus qu'à mener une vie tranquille et douce, autant qu'il dépendrait de moi. Seul je n'ai jamais connu l'ennui, même dans le plus parfait désœuvrement : mon imagination, remplissant tous les vides, suffit seule pour m'occuper. Il n'y a que le bavardage inactif de chambre, assis les uns vis-à-vis des autres à ne mouvoir que la langue, que jamais je n'ai pu supporter. Quand on marche, qu'on se promène, encore passe ; les pieds et les yeux font au moins quelque chose ; mais rester là, les bras croisés, à parler du temps qu'il fait et des mouches qui volent, ou, qui pis est, à s'entre faire des compliments, cela m'est un supplice insupportable.
[...] C'est surtout dans la solitude qu'on sent l'avantage de vivre avec quelqu'un qui sait penser. [...]
La chose que je regrette le plus dans les détails de ma vie dont j'ai perdu la mémoire est de n'avoir pas fait des journaux de voyage. Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans ceux que j'ai faits seul et à pied. [...] Moi, seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j' ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu. Que la trompette du Jugement dernier sonne quand elle voudra ; je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le Souverain juge. Je dirai hautement : "Voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que je fus. J'ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n'ai rien tu de mauvais, je n'ai rien ajouté de bon[...]."
Les Confessions, Jean-Jacques Rousseau, 1765.
Lire la suite

Une pensée de Boris Cyrulnik

7 Décembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Presse

 

Lire la suite

La comptabilité de Saint-Louis

30 Novembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Histoire

Une légende prétendait que Saint-Louis, lors de son retour de Croisade en 1254 avait embarqué sur ses nefs 1500 musulmans convertis à la foi chrétienne. L'auteur américain William Chester Jordan, historien médiéviste en apporte la preuve grâce à l'analyse de fragments de la comptabilité du roi, notamment l'entrée d'un compte en 1253 " pour les robes et manteaux de deux convertis". A partir de ce constat, l'historien évoque l'idée "d’user de manière créative d'une imagination raisonnée." Ces nouveaux venus, fruit de l'assimilation étaient installés dans le nord de la France, afin d'éviter le contact trop dangereux avec les rives de la Méditerranée. Cette assimilation qui reposait sur deux principes, l'absence de ghettoïsation et la générosité des pouvoirs publics concernait des chefs de clan qui avaient fait suivre dans leurs bagages toute leur famille, mais qui redoutaient l'apostasie punie de bûcher, comme certains convertis le virent lors de la condamnation d'un juif coupable de ce délit et qui fut brûlé à Rouen, provoquant ainsi une peur tout à fait légitime.

William Chester Jordan, La prunelle de ses yeux, éd. de l'EHSS, 170p., 19,80 €

Lire la suite

Paul Morand

13 Novembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Presse

Le Monde des livres consacre un papier sur le pétainiste pressé que fut Paul Morand et sa participation dans une zone grise sous le gouvernement de Vichy. Voilà un homme profondément antisémite, collaborateur, sans état d'âme, qui a écrit ses mémoires sur cette période. Mais ce qui est hallucinant fut son élection à l'Académie française en 1968. Cela paraît incompréhensible, mais cet homme qui ne fut pas de bonnes mœurs est devenu un Immortel. Tournons vite la page.

Paul Morand, Le Monde, Le Monde des livres, éd. du 6 novembre 2020

Lire la suite

Des mots par la fenêtre

5 Novembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Chroniques

A l'occasion du confinement du printemps, plusieurs auteurs ont écrit des nouvelles sur cet épisode mortifère, et dont les droits seront reversés à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux. Ces nouvelles mêlant légèreté, solidarité, espoir invitent à une lecture aléatoire selon l'humeur du moment. Alain Rey qui nous a quittés récemment nous rappelle l'étymologie du mot confinement, notamment le sens qu'il eut jusqu'à la fin du Moyen-Age : "aller jusqu'aux confins"

Collectif, Des mots par la fenêtre, éd. Pocket, 346 p., 4,75 €

Lire la suite

Le cercle

1 Novembre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Policier

L'auteur, né à Béziers, la même année que moi, condisciple à la faculté de Droit de Toulouse, a écrit ce roman policier à tiroirs, mettant en scène un tueur en série, un commissaire de police névrosé, un cercle d'étudiants, des professeurs douteux dans une ville imaginaire proche de Toulouse. L'intrigue est bâtie sur l'écoute d'une symphonie de Mahler. Frissons garantis et suspense maintenu.

Bernard Minier, Le cercle, éd. Pocket, 785 p. 9,50 €

Lire la suite

Gondioque

28 Octobre 2020 , Rédigé par Christophe DOSTA Publié dans #Presse

Je voudrais me faire l'écho d'un article paru dans le Monde le dimanche 25 octobre sur la vie et la mort des prénoms que nous donnons à nos chers bambins. Baptiste Coulmont est professeur de sociologie à l'ENS et a publié un livre sur la sociologie des prénoms. 

Vers 517, Gondioque épouse Clodomir, un des fils de Clovis, premier roi franc. A partir de ce fait historique, l'auteur nous donne une liste improbable de prénoms qui tournent comme dans un bal, mais qui pour la plupart ont disparu, sauf ceux récupérés par l'Eglise, quand il s'est agi de canoniser quelques doctes personnes comme Clotilde ou Mathilde. Voici quelques prénoms à consonance saxonne : Clodeswinthe, Gondebaud, Gothard, Ragnetrude, Waldetlude. Tous ces prénoms se sont évanouis au profit de Marie, de Jean, mais quid demain? Serait-il possible que ces prénoms reviennent à la mode et que les Kevin, Matéo, Timéo disparaissent. Il est possible que tout soit aussi affaire d'oreille pour les parents.

Baptiste Coulmont, Sociologie des prénoms, éd. La Découverte

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>