Le chandelier d'or

En 70 après J.-C. les Romains avec à leur tête Vespasien leur empereur pillent le temple de Salomon et emportent dans leur butin la menora, le chandelier sacré des Juifs, pour le transporter à Rome. De là se pose la question à David Gibbins, de savoir ce qu'est devenu cet objet. Il semble que la menora ait voyagé de Rome à Constantinople puis qu'elle soit passée aux mains d'un roi viking nommé Harald Hardrada qui aurait découvert le Yucatan et combattu les terrifiants Toltèques pour finalement être convoitée par des puissances maléfiques a l'instar du félag et de l'ordre noir de la SS. En fait nul ne sait ce qu'est devenu un des symboles les plus puissants du judaïsme après l'Arche d'alliance. Pour l'auteur, il garde un pouvoir surnaturel, celui de forger la destinée des hommes.
David Gibbins, Le chandelier d'or, éd First, 363 p., 19 €
Épigramme à l'ail

Accroché au pied du lit, il était censé éloigner les mauvais esprits. Henri IV, avec plus d'esprit en croquait au saut du lit pour s'assurer une longue vie.
Aujourd'hui si tu ne veux pas que ta douce te repousse, ne croque pas sa gousse avant d'aller au lit.
CD, 26 décembre 2018
La zizanie

César n'ayant pu lever de nouvelles ressources pour une campagne contre le village des irréductibles décide après avis d'un conseiller, d'envoyer dans le village d'Astérix un personnage malfaisant nommé Tullius Detritus - le bien nommé - ayant le don de semer la discorde partout où il passe. Cette action menée de pair avec une guerre psychologique à coup de gourdin est sur le point de réussir, mais la perfidie de Detritus se retournera contre lui grâce à la malice d'Astérix. Cet album présente l'avantage de dénoncer le poison de la calomnie qui peut s'insérer dans une société pour en briser son unité. Un album à décrypter éventuellement comme une fable politique.
Goscinny, Uderzo, La zizanie, éd Dargaud, 48 p., 9,95 €
La débâcle

Pour un motif futile, la dépêche d'Ems, Napoléon III déclara la guerre en juillet 1870 au royaume de Prusse pour éviter le risque de voir un prince allemand s'installer définitivement sur le trône d'Espagne. L'armée française mal préparée, commandée par des généraux et maréchaux incompétents et malgré des officiers supérieurs de qualité, prit une déculottée sévère en 1871 à Sedan, infligée par une coalition d'Etats allemands commandée par Bismarck. Cette défaite sonna le glas du Second Empire qui vit le jour par un coup d'Etat en 1851. Emile Zola s'empare de ce conflit pour en tirer le dix-neuvième roman de la saga des Rougon-Macquart, et en faire le contrepoint du deuxième intitulé La curée. Ce roman témoigne d'une fraternité d'armes entre Jean Macquart, un paysan solide mais peu instruit et Maurice un intellectuel épris de liberté et de justice sociale. Tous les deux participeront à cette marche mortelle et sans but autour de Sedan et dans Sedan, sous un déluge d'obus, combattront les Bavarois et réussiront à s'échapper de cet enfer que fut le Camp des Misères. C'est aussi l'occasion pour Zola de fustiger les paysans matois, les bourgeois frileux, les héros sans uniformes, la place des femmes dans ce conflit absurde et de conclure par cette douce utopie que fut la Commune de Paris réprimée sauvagement par Adolphe Thiers. Son roman oscille subtilement entre une grande tragédie qu'aurait pu écrire Sophocle et le reportage de guerre mettant dans une lumière crue les horreurs indicibles de la guerre. A ce propos, Maurice considère que la guerre c'est la vie qui ne peut pas être sans la mort.
Emile Zola, La débâcle, éd Kindle
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