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Dune 2

Paul, le fils du duc Leto, cousin de l'Empereur a hérité du fief de son père, la planète Dune, une planète convoitée par toutes les Maisons, car elle recèle l'épice, une substance permettant la prescience. Les Harkonnen liquident la famille Atreides, sauf Paul et sa mère Jessica, une Bene Gesserit qui trouvent refuge auprès des Fremen, un peuple insoumis, vivant sur la planète Dune, cette planète sans eau. Paul forgera là sa spiritualité, forgera également les armes de sa vengeance en levant les légions Fremen contre l'Empereur qui, vaincu, liera sa fille Irulan à Paul.
Franck Herbert, Dune 2, éd Presses Pocket, 410 p.
Dune 1/2

Dune, appelée également Arrakis est la planète la plus inhospitalière de l'Empire, un désert sans fin, parcouru par des vers géants et qui produit l'épice, une drogue achetée à prix d'or pour ses vertus permettant de prolonger la vie et parfois d'attribuer un don de prescience à ceux qui la consomment. Le duc Leto Atreides reçoit cette planète en fief, mais il sait qu'il s'agit d'un piège pour l'éliminer. Cependant son fils Paul, un être muni de dons extraordinaires résistera au désir de vengeance et de tuerie exprimé par les ennemis de sa famille, les Harkonnen, pour reconquérir ses biens avec l'aide des Fremen, étranges habitants de Dune aux yeux entièrement bleus dotés d'une force physique et morale hors du commun.
Franck Herbert met en avant des thèmes qui prennent une résonance particulière de nos jours, comme le pillage des ressources, le manque cruel d'eau, les manipulations génétiques, la drogue, la guerre sainte, le messianisme, les religions, la foi, les monopoles commerciaux, les guerres entre nations, le pouvoir arbitraire.
Franck Herbert, Dune 1, éd Pocket, 348 p. , 2 €
Futurs sans avenir
Jacques Sternberg décrit dans la première nouvelle de ce récit de S.F. un monde cauchemardesque, où même le Temps est un fluide géré par une dictature chrétienne. Les individus sont néantisés, possèdent un matricule, toutes les activités sont soumises au fichage et au flicage. Les couleurs sont proscrites, écrire est proscrit, parler à un inconnu peut valoir une amende, l'amour est soumis à des cartes d'adultère. Contrevenir à tous ces règlements abscons conduit à des amendes, à la prison, ou au peloton d'exécution. La mort elle-même est assujettie à des taxes du vivant des gens. L'auteur évoque dès 1977 les problèmes liés à la pollution, à la santé publique, à l'uniformisation des biens, des personnes, aux régimes privatifs de liberté, aux impôts vexatoires, à la liberté de la presse et autres libertés publiques, à la terreur bureaucratique, au travail abrutissant, à la pensée unique, à la répression érigée en système. Certes, seule reste la liberté de penser, mais il ne faut surtout pas l'exprimer. Se taire, c'est survivre. Deux êtres humains dévorés par le feu intérieur de la passion et bien différents de leurs contemporains plus proches de l'amibe que de l'humanité se rencontrent dans cet univers de fous et vont tenter de vivre leur Amour hors des règlements, mais le Temps est un fluide. Parviendront-ils en l'an 2000?
Ce livre est composé de neuf nouvelles où le futur est une image à peine décalée de notre présent et où l'humour caustique n'est jamais bien loin.
Jacques Sternberg, Futurs sans avenir, éd Poche, 415 p, 1 €
22/11/63

Stephen King nous entraîne dans une aventure de science-fiction king-size dans laquelle une déchirure du continuum temps, une sorte de terrier, permet de modifier le passé dès 1958 pour créer un avenir plus radieux, bref un temps présent idyllique... Seulement le voyageur temporel comprendra que le passé ne se laisse pas faire, qu'il s'harmonise pour au bout du compte ne pas se laisser imposer par la force le new deal du voyageur. Ce voyageur bien imprudent, aura pour mission de sauver la vie de Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963. Y arrivera-t-il ou non? Quel qu'en soit le résultat, ce voyageur sacrifiera une part de sa vie ..., car le voyage dans le temps est un instrument à plusieurs cordes dont certaines laissent de gros résidus.
Dans ma jeunesse, j'ai lu une nouvelle de S.-F. semblable à celle-ci où le voyageur temporel, en posant le pied pour la première fois sur le sol inviolé de la Terre aux prémices de la Vie, modifiera la vie de ses contemporains de manière grotesque, car son premier pas en écrasant le sol a modifié la structure cellulaire des micros-organismes vivants. Ce qu'on appelle aujourd'hui l'effet papillon.
Stephen KIng, 22/11/63, Le Livre de poche, 1044 p, 9,90 €
Troisième humanité

Bernard Werber signe le début d'une trilogie qui lui permet de mettre en avant son pessimisme lucide sur les grands défis des temps à venir. Il construit l'histoire passée de notre Humanité et celle à venir sur le principe des poupées-gigognes mis en oeuvre par un témoin privilégié, la Terre; sur une répétition des schémas établie sur un postulat souvent évoqué dans la littérature de science-fiction, celui des Géants qui ont ou qui auraient peuplé la Terre bien avant l'arrivée de l'homo sapiens. Si ce postulat peut être critiqué à tort ou à raison, il n'en va pas de même sur des scénarios possibles, sinon probables, construits sur l'arrivée de pandémies, sur notre capacité inouïe à notre autodestruction qui peuvent faire froid dans le dos quant aux répercussions sur la survie de notre espèce.
Ce roman semble démontrer que seuls les Hommes construisent leur Humanité.
Troisième Humanité, Bernard Werber, éd Le livre de poche, 684 p, 8,10 €
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