Le désastre de Pavie
/image%2F0063426%2F20250122%2Fob_a40756_pavie.jpg)
Les rois de France guerroient depuis 20 ans en Italie. Nous sommes en 1525. Les Français ont perdu Naples, Le futur Charles Quint fait tout son possible pour les chasser de l'Italie du Nord. Les Espagnols menacent le royaume de France au Sud, les Anglais se font pressants sur la Manche au Nord, à l'Est et au Nord les Impériaux menacent. Et un grand maelstrom s'enroule autour des Français. François Ier résiste, repousse le traître connétable de Bourbon, mais au lieu de rester sur les positions acquises, et écoutant les mauvais conseils de Bonnivet, et écoutant son obsession de reprendre Milan, il repasse les Alpes, reprend Milan et laisse un contingent des Impériaux dans la fort château urbain. Il décide de régler cette campagne devant Pavie. Pavie affamée, est à cours de munitions, de vivres, et d'argent pour la solde. Le capitaine espagnol tient bon, en fidèle lieutenant de Charles Quint. Francois Ier fait tirer l'artillerie, jugée la meilleure du monde, les assauts des fantassins sont repoussés plusieurs fois. Rien n'y fait. François Ier insiste, épuise ses troupes dans le froid et sous la pluie. Il convient de nourrir également les 20000 à 30000 hommes. Pavie résiste sous une discipline de fer. Les renforts impériaux arrivent ( 25000 hommes) et campent derrière les Français qui se trouvent à leur tour assiégés. Mais l'artillerie française cause des dégâts atroces sur l'avant-garde impériale, la cavalerie lourde charge et remporte cette première escarmouche. Mais coup de théâtre : 1000 arquebusiers espagnols embusqués tirent sur les Français et l'hécatombe commence : les assiégés de Milan sortent et aucun prisonnier ne sera fait, les lansquenets prennent l'artillerie, les fuyards se noient. 10000 morts. François Ier est fait prisonnier. Pourquoi ce désastre ? François Ier n'a proposé aucune stratégie, malgré la meilleure armée du monde, il s'est coupé de son artillerie trop lourde. Cette victoire des Impériaux réside certainement dans une artillerie mobile, rapide, les arquebusiers allemands et espagnols ont mis fin en ce jour du 24 février 1525 à la chevalerie. Il y a 500 ans.
La bataille de Pavie, 24 février 1525
La cinquième saison
/image%2F0063426%2F20250113%2Fob_2bc5fe_31hgwidhnul-sy445-sx342-pq10.jpg)
Bref roman d'Erik Orsenna. Ecrit au coin d'une table, dans l'urgence comme une urgence à se réveiller devant l'effroi d'une Nature qui meurt. Le temps s'est arrêté. A Venise un paquebot immonde haut comme une tour de la Défense défie Venise. Alors Vivaldi, Da Ponte ressuscitent pour écrire une partition commune afin de réconcilier les éléments, la Terre, l'Eau, le Feu, le Vent, pour se réconcilier avec la Forêt dévastée par les constructions vénitiennes montées sur pilotis, des millions d'arbres abattus. Ce roman est un Pardon demandé à la Nature que l'Homme viole sans vergogne, avec la satisfaction de la mettre à sa botte. Une Ode à notre chère Terre qui meurt de chaud, de faim, de soif.
Erik Orsenna, La cinquième saison, éd Robert Laffont, 156 p., 18,90 €
L'alimentation en eau du canal du Midi
/image%2F0063426%2F20250106%2Fob_f4a2c3_aa5096babc5696b3fef2e98a1fcd6178348596.jpg)
Chef-d'oeuvre d'ingénierie hydraulique, le canal du Midi, qui traverse notre belle Ocitanie de Toulouse à Sète, est né d'un esprit éclairé du XVIIe siècle, Pierre-Paul Riquet. M. Albanel nous convie à découvrir les différentes voies d'eau qui alimentent le canal depuis la montagne Noire, mais aussi depuis deux décennies depuis les Pyrénées grâce à deux barrages construits pour subvenir aux besoins toujours grandissants en approvisionnement en eau. Cet ouvrage est agrémenté, outre ces détails techniques instructifs, de cartes postales anciennes et de photos récentes qui illustrent avec soin et plaisir les propos de l'auteur.
Jacques Albarel, L'alimentation en eau du canal du Midi, éd. Anne-Marie Denis, 89 p., 20 €
Regain
/image%2F0063426%2F20250106%2Fob_5e3391_regain-illustration-lwgraux-mvidal.jpg)
Jean Giono décrit dans ce texte écrit dans un français délicieux, la solitude des hommes et la désertification des campagnes, notamment dans sa Provence aimée. Ce texte est plus qu'une ode à la nature, c'est une ode à l'humanité, à ces hommes et femmes qui coûte que coûte font vivre le coeur battant de la vie naturelle. Après le dernier homme établi dans le villlage d'Aubignane, arrive la femme, puis le blé, puis un deuxième couple avec deux enfants, et enfin un enfant à naître. Giono témoigne ici de son intérêt pour le mythe de la refondation.
Jean Giono, Regain.
La femme qui ne vieilissait pas
/image%2F0063426%2F20241216%2Fob_ffd771_telechargement-1.jpg)
Quand le mythe de l'éternelle jeunesse devient une malédiction.
Grégoire Delacourt, La femme qui ne vieillissait pas, éd. Le livre de poche, 220 p., 7,40 €
L'honneur de Sartine
/image%2F0063426%2F20241211%2Fob_8f1cde_cvt-lhonneur-de-sartine-8547.jpg)
Une enquête délicate pour le commissaire Le Floch. Une maison frappée par la mort d'un fonctionnaire de la Marine, vieux monsieur gardien de deux vases précieux chinois qui lui ont été dérobés ainsi que des contrats mettant en péril la probité du ministre de la Marine Sartine. Le commissaire arrivera à dénouer cette intrigue avec précision et une capacité à se tenir aux détails les plus infimes, détails devenant des preuves irréfutables.
Jean-François Parot, L'honneur de Sartine, éd.10/18, 473 p., 9,20 €
La vie heureuse
/image%2F0063426%2F20241021%2Fob_58c7b9_81zy5-tanll-ac-uy218.jpg)
Comment renaître en vivant sa propre mort. David Foenkinos répond à la question avec ce texte fondamentalement optimiste qui est finalement une ode à la vie.
David Foenkinos, La vie heureuse, éd. NRF, 205 p., 19 €
Le cadavre anglais
/image%2F0063426%2F20241015%2Fob_d8cb16_612mu2gioul-ac-uy218.jpg)
Le cadavre anglais met en lumière les coups tordus contre la reine Marie-Antoinette, les menées suspectes des Anglais contre les intérêts de la France et en partie dues à l'indécision du jeune Louis XVI. L'intrigue est ténébreuse, la résolution du crime est à l'aune des qualités de déduction de Nicolas Le Floch. C'est à déguster sans modération, comme il en est des recettes de cuisine distillées à bon escient.
Jean-François Parot, Le cadavre anglais, éd. 10/18, 426 p., 9,20 €
Arnaga
/image%2F0063426%2F20240730%2Fob_6c9831_edmond-rostand-des-feux-de-la-rampe-au.jpg)
A l'occasion d'une visite estivale à Cambo-les-Bains, nous avons eu le plaisir de découvrir la maison de Rostand. L'enfant de Marseille est tombé amoureux du pays basque, a acheté des terrains en perdition et a fait construire la maison de ses rêves, 1500 m2 dédiés à sa famille, à sa femme Edmonde Gérard la poétesse, descendante d'un général napoléonien, ses enfants Maurice, écrivain lui aussi et Jean le célèbre biologiste. La maison est encadrée par un jardin à la française et un autre à l'anglaise qui sont dignes des grands jardins français. La maison bénéficiait au début du XXe siècle de tous les éléments de confort : téléphone, électricité, eau chaude, pièce thermale. L'auteur de Cyrano, de Chanteclerc a coulé là les plus belles années de sa vie, autour des siens, de son nombreux personnel, avant de mourir à Paris en 1918 de la grippe espagnole. Cet ouvrage bien écrit, comportant de nombreuses illustrations et extraits de ses pièces nous a fait découvrir un homme délicieux, académicien, comme son père avant lui et son fils après lui. Une famille remarquable.
Patrick Bousquet-Schneeweiss, Edmond Rostand, éd. OREP, 19,90 €, 95 p.
Le sang des farines
/image%2F0063426%2F20240725%2Fob_049c38_61e0zrjeg1l-ac-uy218.jpg)
Nicolas Le Floch se rend en Autriche auprès de l'impératrice Marie-Thérèse, mère de Marie-Antoinette, et sur demande expresse de cette dernière. A cette occasion, il découvre que les services d'espionnage de la France sont menacés par des agents autrichiens sous la dirction de Kaunitz. De retour en France, il découvre que le locataire du procureur Noblecourt, boulanger de son état est découvert mort la tête dans son pétrin. Un complot semble se tramer dans les plus hautes sphères de l'Etat. Il s'agirait de spéculation autour du prix du blé, afin que des enrichissements prodigieux se réalisent, des agiotages rien de moins. Heureusement quelques indices minuscules permettront à Nicolas Le Floch de résoudre cette énigme, malgré les révoltes de la faim à Paris et dans les villages voisins. Les émeutes de 1789 son proches.
Jean-François Parot, Le sang des farines, éd.10/18, 424 p., 9,90 €
/image%2F0063426%2F201211%2Fob_4f0590_99a55b00dc6121697d4fc30fd6d08f56-normal-jpeg.jpg)