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Gaston Lagaffe n° 22
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Le retour de Lagaffe est un retour réussi. Nous retrouvons l'humour cher au regretté Franquin, ce côté enfantin et anar, ce qui n'exclut pas la profondeur du message. Je mettrai un petit bémol sur les saynètes relatives aux planches de Franquin. Mis à part cela, un succès total est au rendez-vous du potache à l'inusable chandail vert.
Delaf, Le retour de Lagaffe, éd. Dupuis, 46 p., 11,88 €
L'iris blanc
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Prenez l'album La zizanie, introduisez un adoucissant et vous obtiendrez le dernier album d'Astérix que j'ai lu et qui à mon humble avis, passe à côté des grands albums de Goscinny et Uderzo. Un échec qui m'évitera de me procurer les prochains.
Fabcaro-Conrad, Astérix, L'iris blanc, éd Hachette, 48 p., code prix : AX01
Le chat du rabbin, Le Malka des lions
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"Donne la parole à un âne, il restera un âne". Nous retrouvons le chat dans ce deuxième tome, un chat iconoclaste, non dénué de bon sens sur l’administration de l'Etat, sur des religions si proches l'une de l'autre. Le chat perd la parole, mais il ne perd pas foi en son maître qui a pour ami proche l'imam musicien et il ne perd pas foi en sa maîtresse qui va se marier. Le chat du rabbin continue à fustiger les intolérances, les dogmes alambiqués avec beaucoup d'humour, d'élégance et de distance.
Joann Sfar, Le chat du rabbin, Le Malka des lions, éd Dargaud, 48 p., 24,00 €
Le chat du rabbin
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Joann Sfar décrit une allégorie centrée sur la religion, ses dogmes, ses sophismes grâce à un chat qui découvre le don de la parole. Ce vrai message de tolérance, du rôle du libre arbitre nous rappelle qu'il est bon de penser par soi-même et d'éviter la parole qui tue, c'est-à-dire celle qui se réfugie derrière la prétendue parole de Dieu.
Joann Sfar, Le chat du rabbin, La Bar-Mitsva, éd Dargaud, 48 p., 12,00 €
Ma langue au chat

Je ne résiste pas au plaisir de lire et relire ces BD écrites par Gelluck qui a dessiné un chat improbable vêtu d'un lourd manteau, d'une cravate de présentateur de JT, d'un nez rond comme une bille, de pattes d'éléphant et qui distille des pensées à l'humour grinçant, souvent revêtues d'une logique implacable ou d'une bêtise qui frôle une certaine intelligence.
Deux exemples : "Au fond, quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine".
"J'ai connu un amnésique qui n'a jamais oublié d'être con".
Allez un troisième : "Quand l'homme invisible a une extinction de voix, il ne lui reste pas grand-chose".
Philippe Gelluck, Ma langue au chat, éd. Casterman, 48 p., 11,95 €
La fille de Vercingétorix

Le dernier album d'Astérix écrit par Jean-Luc Ferri et Didier Conrad voit apparaître trois cavaliers dans le célèbre village des irréductibles Gaulois. Deux d'entre eux présentent à la communauté le dernier des trois qui n'est autre que la fille cachée du grand chef rebelle, mais recherchée par César. Le scénario n'est pas aussi fluide que les précédents, mais on peut très bien imaginer que cette fille n'est autre que la République de 1940, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que d'envoyer Adrénaline à Londinium pour reprendre la lutte contre les armées d'occupation de César. Dans cet album, on peut retrouver des thèmes d'aujourd'hui comme le développement durable, le mal-être des adolescents. Bien sûr on découvre des calembours chers à la saga, mais l'avatar du regretté Charles Aznavour est particulièrement attachant.
Goscinny-Uderzo, La fille de Vercingétorix, éd. Albert René, 48 p., 9,99 €
Gaston Lagaffe

C'est avec un grand plaisir que durant cet été j'ai relu quelques albums de Gaston. Cette oeuvre de Franquin, modèle de synthèse et d'efficacité parvient à faire rire aux éclats grâce à un dessin truculent, un scénario efficace et des dialogues ciselées. Gaston Lagaffe, symbole de l'éloge de l'indolence, de la poésie au travail, de l'anarchiste institutionnel fait plaisir aux grands et aux petits, mais invite souvent à nous questionner sur le sens de la vie.
Franquin, Gaston Lagaffe.
Le papyrus de César

Du mieux par rapport à ma précédente intervention. Le scénario est mieux ficelé, les dessins sont riches et profonds. On découvre dans cet album la guerre des médias, la censure, les commentaires et droits de réponse, la tradition orale opposée à la tradition écrite et surtout la main mise de l'information confisquée par un Etat policier.
Ferri, Conrad, Le papyrus de César, éd. Albert-René, 48 p., 9,95 €
Astérix chez les Pictes

Même si la réalisation graphique de cet opus est excellente, il n'est pas facile de remplacer Goscinny, car le scénario est brouillon et les calembours un peu attendus, voire assez pauvres. On sent que la nouvelle équipe se cherche et que très certainement les prochaines publications iront en s'améliorant.
Ferri, Conrad, Astérix chez les Pictes, éd. Albert René, 48 p., 9,95 €
Astérix chez les Belges

Dernier album issu de la collaboration de Goscinny et Uderzo et comme une dédicace rendue, cette aventure se joue dans le pays de la bande dessinée, la Belgique. Hormis quelques belles trouvailles, et hommages - Eddy Merckx dans le rôle d'un messager, les Dupond et Dupont - Annie Cordy croquée en femme de chef et cordon bleu, le scénario est à mon sens un peu faiblard et si l'on retrouve les motifs de discorde entre Wallons et Flamands, le véritable intérêt de cet opus est la volonté de conserver une Belgique unie, malgré la barrière de la langue.
Goscinny, Uderzo, Astérix chez les Belges, éd. Dargaud, 48 p., 9,95 €
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