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Astérix et le chaudron


Une bien belle métaphore sur l'évasion fiscale et l'art de faire payer ses impôts par autrui. Moralelastix - au nom prédestiné - confie le produit des impôts de son village à Abraracourcix, chef bien connu de notre village insoumis qui demande à Astérix d'en assurer la garde. Malheureusement au petit matin, le chaudron est vidé de son contenu, ce qui contraint le conseil à bannir Astérix. Obélix le suit et tous deux essaieront par différents moyens de payer la dette, en faisant du commerce, du pugilat, du théâtre - grand moment d'écriture -, en s'essayant au braquage d'une banque. Contraints de revenir au village et après avoir croisé la route du collecteur d'impôts de César, ils s'apercevront que malgré l'adage, l'argent a bien une odeur.
Goscinny, Uderzo, Astérix et le chaudron, éd Dargaud, 48 p, 9,95 €
Astérix aux Jeux olympiques

Alors si l'on voit les Gaulois râler et chercher constamment des justifications sur les mauvais résultats de leurs athlètes, cet album n'est rien d'autre qu'une interrogation sur l'usage des produits dopants dans le sport. Je constate que dès 1968 l'émotion était déjà à son comble et je pense en particulier à la mort de Tom Simpson sur les pentes du mont Ventoux en 1967. C'est également un album qui met en exergue la notion de nation quand les Gaulois affirment qu'ils sont romains puisque César a conquis la Gaule. Un bel album truffé de trouvailles : le calembour sur Le Pirée, les cousinages multiples des Grecs.
Goscinny, Uderzo, Astérix aux Jeux olympiques, éd Dargaud, 48 p , 9,90 €
Le bouclier arverne

Le fil rouge de cet album est le bouclier ayant appartenu à Vercingétorix et que César veut récupérer pour humilier définitivement les Gaulois - car il ne l'a plus dans son butin, sans commentaire dira César - pour faire un triomphe à Gergovie, mais la Gaule n'est pas soumise. Le scénario est bien conçu, les caractéristiques de la région et de ses habitants sont mis en exergue : les commerçants vendent du charbon et du vin, un clin d’œil est fait à Michelin et à la ville de Clermont-Ferrand. Bien sûr, le coup de théâtre désignant le dernier propriétaire du bouclier à la fin de l'album surprend agréablement et procure un surcroît d'intérêt à l'histoire.
Goscinny, Uderzo, Le bouclier arverne, éd Dargaud, 48 p, 9,90 €
Astérix légionnaire

Pour satisfaire à Falbala, Astérix et Obélix s'engagent dans la légion de César afin de retrouver Tragicomix le promis de Falbala. C'est un album qui tourne autour de l'amour, car Obélix et Astérix tomberont sous le charme de la jolie Gauloise. C'est l'occasion également de rencontrer de futurs légionnaires issus de différents pays, Belgique, Grande Bretagne, Grèce, Egypte, Germanie. J'ai noté quelques traits d'humour en particulier celui-ci : quand les futurs engagés arrivent à Marseille sous la direction du centurion Hotelterminus qui est sale et mal rasé, le soldat en faction lui demande de se présenter propre afin d'éviter un savon.
Goscinny, Uderzo, Astérix légionnaire, éd Dargaud, 48 p, 9,90 €
Astérix et les Normands

Cet album publié en 1969 consacre en quelque sorte l'invasion des Normands bien avant celle de Guillaume le Conquérant. C'est l'occasion pour les auteurs de jouer sur le mœurs, expressions et coutumes des Normands d'aujourd'hui, mais aussi celle de ne pas prendre ici les dictons au pied de la lettre, comme la peur donne des ailles. A noter la sentence de Panoramix : " le vrai courage c'est de savoir dominer sa peur".
Goscinny, Uderzo, Astérix et les Normands, éd Dargaud, 48 p, 9,90 €
Astérix chez les Bretons

Dans le prolongement de l'album précédent qui fait état de la résistance à des forces d'occupation, et contrairement à 1940, la Bretagne est envahie par les troupes de César et il appartient à Astérix et Obélix d’aider nos cousins insulaires en leur livrant une arme secrète, un tonneau de potion magique. A lire pour découvrir les Beatles, la Tour de Londres, un match de rugby digne du Top 14 et surtout la dernière vignette qui révèle le succès de la mission d'Astérix.
Goscinny, Uderzo, Astérix chez les Bretons, éd Dargaud, 48 p, 9,95 €
Le combat des chefs

Cet album d'Astérix n'est rien d'autre qu'une métaphore sur la résistance devant les forces d'occupation : le chef du camp romain hurle comme les forces nazies dès 1940, le chef gaulois Aplusbégalix collabore avec les forces d'occupation, Panoramix qui est la conscience du village a perdu la mémoire.
Goscinny-Uderzo, Le combat des chefs, éd Dargaud, 48 p, 9,95 €
Astérix et Cléopâtre

La qualité des dessins surprend agréablement, car on perçoit une véritable recherche historique et iconographique de la part des auteurs, mais également une note d'humour dès la première de couverture rappelant les superproductions hollywoodiennes, car c'est aussi l'album des superlatifs; nos Gaulois rencontrent Cléopâtre, naviguent sur le Nil, visitent Khéops, font de l'escalade sur le Sphinx et aident à la construction du plus beau des palais pour la reine des reines, malgré l'opposition farouche de César, tant et si bien qu'Astérix propose que si d'aventure les Égyptiens ont le projet de construire un canal entre la mer Rouge et la Méditerrané, ils fassent appel aux Gaulois pour leur science de l'ingénierie.
Goscinny, Uderzo, Astérix et Cléopâtre, éd Dargaud, 48 p, 9,95 €
Le tour de Gaule

Certes ce cinquième opus d'Astérix est empli d'anachronismes, mais qu'importe, puisque cet album n'est rien d'autre qu'une métaphore sur la liberté de circulation des personnes et la résistance à l'occupant, notamment quand nos héros se retrouvent à Lugdunum, Lyon une des places fortes de la sinistre Gestapo. Cet album joue aussi une ode à nos particularités régionales que l'on connaît tous dans les histoires locales, les chansons typiques, les personnages de films.
Goscinny, Uderzo, Le tour de Gaule d'Astérix, éd Hachette, 48 p, 9,95 €
Astérix gladiateur

Cet album est l'occasion pour le lecteur de découvrir des lieux romains comme le port d'Ostie, Rome, mais aussi des éléments de la culture romaine que sont les thermes, les insulae, les jeux du cirque, la cuisine romaine étonnante, les coutumes et l'art de vivre romains, les fontaines publiques, les tabernae, le système hydrographique de la ville qui est pensée comme une métropole, capitale de l'Empire. On découvrir Astérix humaniste lorsqu'il décide que les gladiateurs ne feront plus ce vilain métier, on découvre Obélix plaisantin et peu conscient de sa force herculéenne. On retrouve Epidemaïs, le marchand phénicien, Plaintcontrix, le restaurateur gaulois installé à Rome et pour la première fois les pirates dont le vieil unijambiste et latiniste distingué. C'est un album qui propose des références historiques nombreuses un poil plus moralisateur, mais qui se lit avec beaucoup de plaisir.
Goscinny, Uderzo, Astérix gladiateur, éd Dargaud, 48 p, 9,95 €
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